L’euro pourrait baisser , les tendances liées à la politique monétaire reviennent au centre de l’attention

L'euro pourrait baisser , les tendances liées à la politique monétaire reviennent au centre de l'attention

Vous voulez savoir ce que nos analystes ont prévu pour le EUR/USD au cours du premier trimestre 2017 Télécharger les projections ici !

Prévision fondamentale pour l’euro : Baissière

La perspective apparemment complexe de l’euro masque les tendances théoriques du rendement

L’attitude résolument conciliante de la BCE signifie que la voie de l’euro est orientée vers le bas

Le témoignage de Yellen, la réunion du G20 peuvent susciter la volatilité spontanée

En surface, la perspective pour l’euro semble être décidément plus compliquée que pour la plupart de ses homologues au sein du G10. Les risques politiques ne manquent pas. Les forces populistes semblent anormalement fortes avant les élections clés en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. L’Italie peut cependant vivre une élection précoce dans un contexte également similaire.

Pendant ce temps, le début des négociations en vue du Brexit se profilent de plus en plus. La Première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, entrecroisent brillamment des barrières juridiques et législatives afin de respecter le délai auto-imposé pour déclencher l’article 50 du Traité de Lisbonne d’ici la fin du premier trimestre

Enfin, vient le changement important dans le ton de la politique américaine avec l’ascension du Président Donald Trump. La nouvelle administration a exprimé son mécontentement envers ce qu’elle considère comme un euro abusivement faible et elle est entrée en conflit avec le Président de la BCE, Mario Draghi, à propos de la réglementation bancaire d’après la crise.

Cependant, les choses ne sont pas aussi complexes qu’elles le laissent paraître. Lorsque l’on confronte le taux de change de l’EUR/USD à l’écart entre les rendements en amont des obligations allemandes et américaines un commentaire théorique fondamental émerge : la devise unique chute en même temps que son avantage prévu en matière de taux diminue.

C’est logique. Toute cette incertitude politique signifie qu’il n’est pas probable que la BCE modifie sa mélodie conciliante de si tôt. Entre-temps, il semble clair que la Fed cherche à augmenter les taux, même si l’ampleur du resserrement à venir reste assombrie par l’incertitude persistante autour de la politique fiscale.

Ceci signifie que, au cours de la semaine à venir, les marchés ne trouveront que relativement peu d’éléments dans les chiffres du PIB de la zone euro du quatrième trimestre ou dans l’enquête sur le sentiment de l’analyste effectuée par le ZEW en Allemagne. Après tout, quels que soient les résultats publiés, ils signifient peu pour la politique à court terme de la BCE.

Le témoignage semi-annuel au Congrès des États-Unis de la Présidente de la Fed, Janet Yellen, peut être un catalyseur plus puissant. L’euro pourrait bénéficier d’une hausse si le ton prudent érode les paris d’augmentation des taux en mars. La continuation pourrait cependant être limitée étant donné que la probabilité d’une augmentation reflétée dans les prix est relativement faible à 28 pour cent.

En fin de semaine, une réunion en Allemagne des ministres des finances du G20 pourrait entraîner la volatilité spontanée si la posture combattive de l’administration Trump en ce qui concerne le commerce international et la politique de change est manifeste. L’accueil chaleureux de Washington au Premier ministre japonais Shinzo Abe suggère cependant autre chose.

En fin de compte, un échec ultime de la tentative de déloger le statu quo global pourrait être de mauvais augure pour la devise unique. Mises à part les variations de prix à court terme, il ne semble y avoir que peu à offrir dans les jours à venir qui propose des possibilités réelles de faire dévier la tendance sous-jacente basée sur les rendements.

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